Commerce Sherbrooke

Inquiet pour le climat? Utilisez le Bixi des tasses

Inquiet pour le climat? Utilisez le Bixi des tasses

Vendredi 15 mars: jour de la Marche pour le climat, une manifestation collective et de grève qui réunit principalement des étudiants de 2000 villes de 120 pays.

Pourquoi?

Parce que l’action individuelle a ses limites.

Un constat partagé par Aurore Courtieux-Boinot, cofondatrice de l’OBNL La Vague, qui se donne comme mission de rendre les cafés montréalais plus verts et plus responsables. La Vague a déployé le projet-pilote La Tasse auprès d’une dizaine de cafés de Villeray. Ces cafés proposent aux clients de consommer leurs boissons chaudes dans des tasses réutilisables qu’ils retournent ensuite chez un des cafés participants. Comme les vélos Bixi que l’on retourne aux stations après usage. La tasse est offerte en échange d’un dépôt de 5$, remboursé au moment du retour.

Ce projet-pilote passe en seconde vitesse, alors que 75 commerces s’apprêtent à joindre l’initiative.

Le projet La Tasse répond à deux constats :

1- Les limites de l’action individuelle pour lutter contre la multiplication des déchets et ses impacts sur le climat. « Dire « Y’a qu’à… » « Faut qu’on… » « On devrait tous… », ne tient plus la route, dit la jeune femme. Il faut une masse critique d’actions concertées pour obtenir des résultats significatifs dans un délai raisonnable »,

2- Les limites de la première vague d’actions dites écoresponsables. Soyons honnêtes, avoir sa tasse réutilisable sur soi en tout temps n’est ni pratique ni réaliste. Quant aux gobelets compostables, ils posent deux problèmes. D’abord, ils sont rarement compostés. Combien d’entre nous conservent leurs déchets compostables avec eux jusqu’à ce qu’ils trouvent un contenant dédié pour s’en débarrasser? Et puis, «Un objet compostable enfoui (c’est-à-dire dont on ne s’est pas départi correctement et qui a abouti à la poubelle) dégage du méthane, alors qu’un objet non compostable enfoui dégage du CO2, souligne Aurore Courtieux-Boinot. Or, le méthane est GES plus toxique que le CO2.» D’ailleurs, le méthane est devenu la nouvelle cible des actionnaires activistes. Ceux-ci réclament désormais que les entreprises où ils investissement dévoilent les émissions de méthane dont elles sont responsables et leur stratégie pour réduire celles-ci.

Le projet pilote a démontré que plusieurs utilisateurs de La Tasse prennent l’habitude d’accumuler quelques tasses avant de les retourner en bloc chez un commerçant participant. «On constate que le nombre de tasses accumulées (0,8) est plus faible ceux qui possèdent déjà une tasse réutilisable que chez ceux qui n’avaient pas cette habitude (1,2), commente l’entrepreneure. Ceci nous indique que notre projet est complémentaire et non concurrent aux solutions existantes. Nous offrons une alternative à ceux qui n’utilisaient que des tasses jetables. Et nous permettons à ceux qui se sont déjà convertis aux contenants réutilisables d’accentuer leur action écoresponsable.»

Ce que ce projet exige du commerçant

Le coût de participation se limite à l’achat des tasses, soit un lot de 25 à 50 unités, pour un coût variant entre 150$ et 250$.

Le plus gros défi

Pour l’instant, les tasses sont fabriquées en Chine. «Nous n’avons trouvé aucun fabricant québécois qui accepte de sortir de sa zone de confort pour produire un petit lot de 20000 unités, se désole Aurore Courtieux-Boinot. Il a fallu aller en Chine. Notre partenaire est une PME auprès de qui nous avons réalisé une vérification diligente extrêmement solide. Nous voulions nous assurer, entre autres, que les employés étaient respectés.» Elle poursuit, «C’est un bon fournisseur, mais il est évident que ce n’est pas la situation idéale. Nous souhaitons un fournisseur local pour des raisons environnementales (l’empreinte du transport) et pratiques (des délais de livraison plus courts et une davantage de flexibilité) .»

[…]

Pour lire l’intégralité de l’article du journal LesAffaires, c’est par ici!

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