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Comment un centre d’achats peut-il se remettre de la perte d’un gros joueur?

Comment un centre d’achats peut-il se remettre de la perte d’un gros joueur?

La Baie, Sears, Macy’s, Kmart. Les fermetures de grandes surfaces se succèdent à un rythme déconcertant. Pour certains centres commerciaux, ça signifie un arrêt de mort ou un déclin inexorable. D’autres en profitent pour se réinventer avec succès.

Quand un centre d’achats perd un gros joueur, ça fait mal. Pas juste en perte de revenus de location, mais aussi en achalandage et en réputation, constate le Commercial Observer. Et le problème perdure jusqu’à l’arrivée d’un nouvel occupant.

Dans la plupart des centres commerciaux, les bannières majeures (les anchor tenants) paient des loyers plus bas du fait de leur pouvoir d’attraction. De plus, l’industrie prévoit souvent des clauses de réductions de loyers (co-tenancy clause) en cas de fermeture d’une ou plusieurs grandes bannières, qui compensent pour les baisses d’achalandage et de ventes.

Les centres d’achats étaient considérés, depuis les années 1950, comme l’épicentre de la société de consommation, notamment en Amérique du Nord. Plus maintenant. Avec l’étalement sans interruption des banlieues, on en a trop construit aux États-Unis et ailleurs. Depuis quelques années, certains quartiers tombent en défaveur, la migration des populations entraînant la clientèle ailleurs; internet est venu bouleverser les cartes et Amazon fait des ravages. Certains malls ne s’en remettent tout simplement pas : un centre commercial sur trois est appelé à disparaître, affirme le site stores.org.

Pour maintenir la profitabilité, les opérateurs de centres d’achats doivent désormais faire preuve de créativité. Et plusieurs sont devenus des maîtres de la réinvention.

« Quand un gros centre commercial perd un locataire important, il cherche évidemment à trouver un remplaçant, une autre bannière importante, explique Léopold Turgeon, PDG du Conseil québécois du commerce de détail (CQCD). Si ça ne marche pas, il va subdiviser le local pour pouvoir louer à des commerces plus petits, ou carrément revoir le mix commercial. »

« Celle-ci passe désormais beaucoup par le divertissement, reprend-il. Les opérateurs de centres commerciaux doivent donc adapter l’offre en fonction des nouveaux besoins de la clientèle, ainsi qu’à la concurrence. Ils doivent créer de la vie pour attirer et retenir les clients. Car la clientèle passe de moins en moins de temps au centre d’achat. On leur propose donc des activités nouvelles : plus de restauration haut de gamme, des spectacles, du conditionnement physique, des détaillants nouveaux et intrigants. »

Moins de pieds carrés

Le modèle classique du centre d’achats (de grandes surfaces qui attirent une bonne part de la clientèle, qui fréquentera ensuite les boutiques) est de moins en moins universel. Certaines grandes bannières s’adaptent admirablement à la mutation du commerce de détail. D’autres en sont rendus au chant du cygne. Mais, partout, le nombre de pieds carrés par magasin tend à diminuer.

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Pour lire l’intégralité de l’article de Stéphane Desjardins, paru sur le blogue de Potloc, c’est par ici !

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