Commerce Sherbrooke

Le fondateur du café Le Tassé met son commerce en vente

Le fondateur du café Le Tassé met son commerce en vente
Lorsqu’il a ouvert Le Tassé en 2010, Samuel Lessard-Beaupré servait une quinzaine de clients chaque jour. Aujourd’hui, c’est jusqu’à 200 personnes par jour qui se présentent au café de quartier de la rue du Conseil, dans l’est de Sherbrooke.
Alors que les affaires vont bien, le propriétaire de 35 ans a pris la décision de vendre son bébé. Pourquoi quitter à ce moment-ci?

D’une part parce que la fatigue des huit années à diriger seul l’entreprise se fait sentir, et que la venue de ses deux enfants, qui commenceront bientôt l’école, a changé la donne. Mais aussi parce que l’entreprise entre dans une phase qui l’allume moins.

« Le Tassé est arrivé à maturité, la période de croissance est terminée. C’est plutôt l’étape de la standardisation, où on travaille à maintenir les affaires. Moi, je suis un entrepreneur, et les défis à venir au Tassé m’intéressent moins », explique Samuel Lessard-Beaupré.

La décision n’a évidemment pas été facile à prendre. Quand le Sherbrookois balaie du regard le petit local du Tassé (qui porte bien son nom), il se souvient du temps que ça lui a pris pour peindre ce banc d’église adossé au mur, et quand il s’avance au comptoir, il sait exactement d’où provient chaque ingrédient dans les sandwichs du présentoir.

« C’était un projet très identitaire, lié à ma personne, même si je me suis toujours bien entouré. Les gens disaient qu’ils venaient « chez Sam » », rapporte-t-il.

C’est Maïna Jetté, qui travaille au Tassé depuis 2016, qui prendra sa relève. « Elle est cuisinière de formation et ne prendra pas la même position que j’ai. Elle sera plus effacée, plus du côté de la gestion, du magasinage de fournisseurs. Moi, je suis trop sensible pour revenir sur des décisions que j’ai prises, elle aura une distance que j’aimerais avoir », estime Samuel.

Lorsqu’il a annoncé son départ sur sa page Facebook, les clients du Tassé ont évidemment été nombreux à lui laisser des commentaires exprimant leur regret de le voir partir, mais aussi lui souhaitant bonne chance pour la suite des choses. « Le Tassé a une clientèle exceptionnelle. Les gens qui ont commenté, je les connais tous, ce sont des réguliers qui viennent et qui aiment ce qu’on fait. »

[…]

Pour lire la suite de l’article Camille Dauphinais-Pelletier, paru dans la Tribune, c’est par ici!

Mots clés:

Partager cette page