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L’IKEA du sport arrive au Québec

L’IKEA du sport arrive au Québec

Le premier magasin Décathlon du Québec (avec un accent sur le « e », « par respect » pour les Québécois) ouvrira ses portes samedi à Brossard. Le géant français aux 1352 adresses dans 39 pays arrive ainsi au Canada avec sa philosophie et ses valeurs qui détonnent, ainsi qu’un concept inédit incluant un gymnase prêté gratuitement à la communauté sportive et une navette depuis Montréal. La Presse a pu faire le tour du propriétaire avec l’un de ses idéateurs.

Les surprises de l’équipe française

Il y a près de deux ans, cinq employés de Decathlon ont loué un appartement sur le Plateau Mont-Royal. Ils sont partis à la découverte du Québec, de son offre pour les sportifs et des Québécois. C’est en « discutant en bobettes à 7 h le matin » et en « bossant jusqu’à 2 h la nuit » qu’ils ont imaginé à quoi ressemblerait le premier Décathlon du Canada. Tristan Vendé, qui fait partie de la petite équipe, a raconté à La Presse avoir été surpris par « le niveau de sportivité des Québécois, qui est assez élevé », été comme hiver, ainsi que par les prix élevés dans les magasins « par rapport à plusieurs autres pays ». Ça tombe bien : Decathlon vend justement des articles de sport à bas prix.

L’IKEA du sport

Contrairement aux autres boutiques de sport qui misent sur de grandes marques connues, le Décathlon du Mail Champlain ne vend que ses propres produits (ce n’est pas le cas outre-mer). En ayant ses designers, ses usines et ses camions, le détaillant garde ses prix le plus bas possible (résultat, il n’y a jamais de soldes) et mise sur le volume. On offre des ballons de basket à 6 $, des t-shirts à 4,30 $, des raquettes de tennis à 13 $. « On n’a pas d’intermédiaires. On ne nourrit personne en route […] et on appartient à une famille qui n’est pas gourmande », précise Tristan Vendé, qui n’a pas de titre, l’entreprise n’ayant pas vraiment de hiérarchie. D’ailleurs, une filiale canadienne a été créée, mais sans siège social. Le détaillant mise plutôt sur le principe de subsidiarité, qui signifie que les décisions sont prises le plus près du besoin, par des employés ayant un maximum de liberté.

Des gamins à vélo partout

Les clients aussi seront libres… d’essayer tous les produits qui leur chantent. Raquettes de badminton, vélos, souliers de randonnée (sur un sol inégal), cannes à pêche et leurres (dans un bassin d’eau), pagaies (dans une minipiscine), dans des espaces prévus à cet effet. Tristan Vendé prédit qu’on verra des enfants courir avec des ballons et faire du vélo partout dans le magasin, puisque c’est la réalité ailleurs dans le monde. Vu la grande taille du magasin (60 000 pieds carrés, soit 20 000 de plus que le modèle européen), les stations d’essai sont nombreuses. « On n’achète pas un vêtement sans l’essayer. Ici, c’est pareil. » Décathlon propose des produits pour pratiquer 65 sports, classés dans trois catégories : débutant, confirmé et expert.

Point de rencontre pour la communauté

Un gymnase avec des douches et des casiers a même été aménagé. Il sera gratuitement prêté à tous ceux qui en font la demande « afin de fédérer les acteurs du sport », que ce soit des entraîneurs, des sportifs, des vendeurs de vélos. « On veut être un point de rencontre, et ce n’est pas fait dans un but commercial. Vous pouvez y tenir votre assemblée annuelle, présenter de l’équipement qu’on ne vend même pas. On n’est pas là pour voler des parts de marché, on veut compléter l’offre existante. » Les rencontres pourront aussi se faire autour d’un café ou d’un repas, puisqu’une Brûlerie du Roy, une entreprise familiale de Joliette, a élu domicile dans une magnifique roulotte Airstream garée dans le magasin.

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Pour lire la suite de l’article de Marie-Ève Fournier, paru dans la Presse, c’est par ici !

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