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Commerce de détail: une nécessaire adaptation au consommateur

Commerce de détail: une nécessaire adaptation au consommateur

La transformation du secteur du commerce au détail est loin d’être terminée. La mort du géant Sears annoncée en 2017 témoigne de la force des changements qui s’opèrent auprès des détaillants.

«On constate que certains commerçants ne réalisent pas que les choses sont en train de changer, et ce très rapidement», note le professeur de marketing à HEC Montréal, Jacques Nantel.

Les détaillants qui refusent d’intégrer la technologie à leur expérience client pourraient d’ailleurs en payer le prix en 2018.

Le détaillant Sears, présent au pays depuis plusieurs décennies, n’a pas été capable de s’adapter aux nouvelles façons de magasiner des consommateurs.

’autres détaillants constatent tardivement que la transformation du commerce de détail est tellement importante qu’ils doivent fermer des boutiques et se restructurer.

En 2017, d’importants joueurs comme Toys ’’R’’ Us, M051 et Souris Mini se sont placés sous la protection des tribunaux pour se restructurer et proposer un plan de relance adapté aux nouvelles habitudes des consommateurs.

Vivre une expérience

Selon l’analyste Charles Desjardins de la firme de commerce en ligne Absolunet, les habitudes de consommation changent avec l’évolution des nouvelles technologies.

Résultat: les consommateurs veulent vivre une expérience directe avec les marques.

Aujourd’hui, le numérique représente 10% des ventes au détail, mais influence jusqu’à 56% des achats en magasin, précise M. Desjardins.

Cette nouvelle réalité a chambardé la stratégie commerciale de plusieurs détaillants et les a forcés à revoir leur offre en ligne. «Les consommateurs ne consomment pas moins. Ce n’est donc pas une question de demande, c’est une question de savoir où et à quel endroit ils vont acheter», précise M. Nantel.

Autrement dit, les détaillants qui réussissent à bien intégrer l’expérience en ligne à l’expérience en magasin ont une longueur d’avance sur les autres. Parmi les exemples, M. Desjardins cite le détaillant de meubles québécois Structube dont la plateforme web est devenue une locomotive pour étendre son réseau de distribution et ses points de vente partout au Canada.

Le professeur Nantel aime bien ce qu’il voit pour sa part du côté des détaillants Altitude Sports (qui est présent uniquement sur le web), de La Vie en Rose, de BonLook, de Canadian Tire et ses filiales Sports Experts et Atmosphère.

La fin de Sears

C’est sans aucun doute la plus grosse nouvelle du secteur du commerce au détail en 2017 au Canada. Au cours des prochaines semaines, Sears Canada mettra fin à ses activités, fermera tous ses magasins et licenciera des milliers d’employés. Sears aura fait couler beaucoup d’encre notamment pour avoir distribué des primes de rétention à ses cadres alors que l’entreprise est aux prises avec un déficit de plus de 260 millions $ dans le régime de pension de ses employés.

La Maison Simons poursuit son expansion

Le détaillant de vêtements Simons de Québec a poursuivi son expansion canadienne en 2017 en ouvrant un quinzième magasin du côté d’Edmonton. Cette nouvelle succursale se veut d’une nouvelle génération. Plus de 50% de l’électricité utilisée par le magasin provient de sources d’énergie renouvelable. Le détaillant qui compte 3500 employés prévoit investir 150 millions $ dans la construction d’un mégacentre de distribution à Québec.

La Vie en Rose en pleine croissance

Le détaillant québécois La Vie en Rose poursuit sa croissance. L’entreprise a décidé de s’installer en 2017 sur la rue Sainte-Catherine dans l’ancien local occupé par le détaillant Jacob. La chaîne, qui compte 180 magasins au Canada, est dans une phase d’expansion très agressive à l’international. La Vie en Rose a déjà 95 magasins au Moyen-Orient et le PDG, François Roberge, lorgne la Chine, l’Inde ou la Russie, ainsi que l’Amérique du Sud.

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Pour lire l’intégralité de l’article de Pierre Couture, paru sur TVA Nouvelles, c’est par ici !

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