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La survie de La Baie menacée?

La survie de La Baie menacée?

La plus vieille entreprise du Canada – et sa dernière chaîne de grands magasins – est-elle en péril ? En plus d’accumuler les pertes depuis plusieurs trimestres d’affilée, HBC (La Baie) subit depuis des mois les critiques d’un important actionnaire et perd ses hauts dirigeants. Portrait d’une situation tumultueuse en six événements récents.

Départ du président

Le président Gerald Storch a annoncé la semaine dernière qu’il quittera l’entreprise le 1er novembre… Au moment même où commence la période la plus achalandée de l’année, ce que les experts du secteur n’ont pas manqué de souligner. « Il n’y a pas de bonheur chez HBC en ce moment. Le départ d’un dirigeant à cette période de l’année n’a rien de normal », a dit à Retail Dive le directeur des Retail Studies de la Columbia Business School, Mark Cohen. De plus, il s’agira du quatrième départ d’un membre de la haute direction depuis six mois. Une agence de recrutement cherche un nouveau PDG. En attendant, le gouverneur et président du conseil Richard Baker assurera l’intérim.

Six trimestres de pertes

Dévoilés au début de septembre, les résultats du deuxième trimestre ont une fois de plus déçu les investisseurs. HBC est maintenant dans le rouge depuis six trimestres d’affilée, avec des pertes totalisant 928 millions. Depuis dix trimestres, seulement trois se sont soldés par un bénéfice net. Même si HBC oeuvre dans le secteur de la vente au détail, cette activité ne lui rapporte rien. Sa survie ne repose que sur la valeur de son parc immobilier (évalué à 5,8 milliards, selon Canaccord Genuity), affirment des experts et des actionnaires. Pour les six premiers mois de 2017, les ventes sont en baisse de 0,9 % et la perte nette de 422 millions équivaut à 2,32 $ par action.

Vente immobilière de 1 milliard

Hier, HBC a annoncé la vente de son édifice Lord & Taylor Fifth Avenue à New York pour 1,075 milliard de dollars. L’acquéreur est une coentreprise formée par WeWork et Rhone Capital. L’entente prévoit que WeWork louera 240 000 pi2 dans les magasins de La Baie de Toronto, Vancouver et Francfort. « À notre avis, il s’agit d’une initiative créative de HBC pour générer des revenus supplémentaires par pied carré dans des endroits improductifs. Nous croyons que HBC et WeWork annonceront probablement d’autres partenariats de location », a commenté l’analyste Derek Dley, de Canaccord Genuity. Les investisseurs ont bien accueilli la nouvelle.

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Pour lire la suite de l’article de Mari-Ève Fournier, paru dans la Presse, c’est par ici !

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