Commerce Sherbrooke

Feu, l’appartenance commerciale

Feu, l’appartenance commerciale

Mme Mélanie Ricard et Manon Côté, présidente et directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie du Haut-Saint-Maurice, ont exprimé cette semaine dans nos pages d’opinions le choc ressenti à l’annonce de la fermeture de FX Lamontagne, un commerce d’équipement de sport et de plein air.

On comprend que la communauté d’affaires de La Tuque ait été ébranlée en apprenant cette décision. FX Lamontagne, ce n’était pas un commerce ordinaire. L’entreprise avait pignon sur rue à La Tuque depuis cent ans. C’était une institution. Ça ébranle et cela peut être perçu comme troublant pour la suite des choses.

C’est une illustration de plus de la situation qui prévaut dans ce secteur d’activités économiques, le commerce au détail, soumis à de rudes perturbations.

On invoque bien sûr la montée du commerce en ligne pour expliquer en partie les fuites commerciales qui affligent les petits, et parfois plus gros commerçants qui opèrent hors des grands centres et qui détruisent inexorablement leur tissu économique.

On n’a pas tort… en partie. À la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières, mercredi matin, le PDG du Conseil québécois du commerce de détail, Léopold Turgeon a fait beaucoup état de cette nouvelle réalité et identifié comme grande menace pour les années à venir la fulgurante croissance d’entreprises internationales de vente en ligne comme Alibaba ou Amazon.

Car ce ne sont pas les ventes au détail qui dépriment et qui rendent fragiles la vie des détaillants indépendants ou même sous bannières. Au contraire, les ventes au détail ont crû de 4,3 % au Québec en 2016, générant des ventes supplémentaires à l’année précédente de 4,6 milliards $. Un baume pour les finances du Québec, car cela signifie une rentrée de taxes additionnelles d’environ 400 millions $.

En autant que ces taxes de vente puissent être perçues en totalité. Car il y a là un problème. Ils sont nombreux les grands patrons de la vente au détail à avoir déclenché la sonnette d’alarme depuis un an.

Peter Simons, président des renommés magasins Simons, l’a fait en prévenant que si tout le monde ne fonctionne pas avec les mêmes règles, c’est un tsunami qui menace les commerçants classiques, même s’ils introduisent à peu près tous des facilités de vente sur le web et qu’ils le font avec les méthodes les plus modernes qui existent dans le marché.

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Pour lire la suite de l’article de Jean-Marc Beaudoin, paru dans le Nouvelliste, c’est par ici !

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