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Une image positive pour Sherbrooke, ville intelligente

Une image positive pour Sherbrooke, ville intelligente

Les Sherbrookois ont somme toute une image positive du caractère « intelligent » de leur ville. À la suite d’un sondage CROP commandé par la compagnie OVH, spécialisée dans l’information nuagique, on conclut que les Sherbrookois s’attendent à ce que les stratégies intelligentes visent d’abord à améliorer les modes de communication entre la Ville et les citoyens, particulièrement en situation d’urgence.

Le sondage, mené auprès de 1250 Québécois en ligne, compte 150 répondants sherbrookois. Localement, ce sont 91 % des répondants qui jugent qu’il est important pour leur ville de développer une stratégie pour devenir intelligente. Ce sont également 64 % des Sherbrookois qui jugent que leur ville n’est pas assez intelligente, un pourcentage qui paraît élevé, mais seule la région métropolitaine de recensement de Montréal fait mieux. À Saguenay, ce sont 77 % des répondants qui estiment que leur ville n’est pas suffisamment intelligente. À Gatineau et Trois-Rivières, les statistiques grimpent à 78 %.

« Une ville intelligente est une ville qui répond aux enjeux de notre siècle en matière de développement durable, qui réduit son empreinte sur la planète, qui développe sa qualité de vie au bénéfice de ses citoyens en réduisant ses fractures sociales, en rendant ses services plus efficaces et adaptables à chacun grâce aux technologies numériques », explique Cédric Combey, vice-président aux ventes et au marketing chez OVH. Il s’agit là de la définition retenue pour les besoins de l’enquête. Elle avait été communiquée aux répondants.

Le secteur jugé prioritaire pour développer une ville intelligente, selon une majorité de Québécois, est celui de la gestion du transport, de la sécurité, de l’eau et des infrastructures. Les Sherbrookois penchent plutôt pour « une ville qui développe ses propres technologies au service des citoyens, adaptées à leurs besoins », comme le fait de rendre le wi-fi accessible à tous.

C’est dans le type d’applications à privilégier que les Sherbrookois sont catégoriques. « C’est assez étonnant. La majorité (45 %) souhaite pouvoir signaler des problèmes à la Ville, mais il y a aussi 30 % des gens qui veulent pouvoir communiquer en temps réel en cas d’urgence. Tout semble axé sur la possibilité de signaler des problèmes et de pouvoir communiquer », extrapole M. Combey. Il s’agit en effet des deux domaines où la ville des Cantons-de-l’Est dépasse la moyenne provinciale. L’exemple du 311 est évoqué dans le résumé de l’étude.

Doit-on en conclure que les citoyens sont insatisfaits des modes de communications actuels de la Ville de Sherbrooke ou sont-ils tellement choyés qu’ils en demandent plus? Cédric Combey refuse de se prononcer sur la question.

Perception des Sherbrookois

Selon la perception des Sherbrookois, la Ville fait surtout usage de technologies intelligentes en matière de développement urbain, par exemple pour donner des informations sur les pistes cyclables, les parcs ou les infrastructures.

M. Combey est d’avis qu’il restera toujours quelque chose à faire pour améliorer le caractère intelligent d’une ville. « La ville la plus avancée est Barcelone. Ça fait plus de dix ans qu’elle a un bureau de ville intelligente et elle reconnaît qu’il y a encore beaucoup d’ouvrage à réaliser. C’est un travail de longue haleine, mais je pense qu’il n’y aura jamais de fin de chemin. Au fil du temps, les besoins et les attentes évoluent. Il n’y a pas de fin à la quête de la ville intelligente. »

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Pour lire la suite de l’article de Jonathan Custeau, paru dans la Tribune, c’est par ici !

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