Commerce Sherbrooke

Labeaume prône la patience pour Well inc.

Labeaume prône la patience pour Well inc.

À Sherbrooke à l’invitation du maire Bernard Sévigny, le maire de Québec Régis Labeaume a prôné la patience dans le développement du quartier de l’entrepreneur Well inc. En citant les réussites du quartier Saint-Roch à Québec, il a salué l’initiative qui prend lentement forme sur la rue Wellington Sud.

« J’ai souvent dit depuis le mois d’octobre que le projet Well inc. est largement inspiré du quartier Saint-Roch à Québec et des initiatives de Québec comme ville entrepreneuriale. Nous nous sommes beaucoup basés sur cette approche que nous avons adoptée », a indiqué Bernard Sévigny. « M. Labeaume est bien placé pour témoigner de la justesse de l’approche que nous avons privilégiée. »

Le maire de Québec a profité de l’occasion pour inviter son homologue à prendre les critiques avec un grain de sel. « Il faut accepter les critiques et être patient. Les gens vont vouloir des résultats demain matin. Ce n’est pas comme ça que ça marche. Il faut voir plus loin que son nez et avoir une vision. L’erreur c’est de lâcher rapidement parce qu’il y a de la critique. Je suis rendu à ma dixième année et quand je suis arrivé, Saint-Roch, ce n’était pas fait. Ça commençait. Ç’a été fragile pendant des années. Et là, il y a un bloc de 25 étages, le plus moderne de Québec, qui est en train de se terminer en plein quartier Saint-Roch. Ça c’est un signal important. On est même obligé de ralentir les promoteurs qui veulent des 25-30 étages. Il faut entendre les critiques, mais on n’est pas obligé de les écouter. »

Régis Labeaume rappelle que le maire Jean-Paul L’Allier avait emprunté la même avenue qu’a choisie Bernard Sévigny. « Jean-Paul L’Allier avait décidé que la Ville devait investir. C’était un geste de revitalisation. Jean-Paul a investi dans les édifices et à un certain moment, les entrepreneurs ont embarqué. À Québec aujourd’hui, vous avez un paquet d’édifices qui étaient autrefois désaffectés. La Ville a donné des incitatifs, les entrepreneurs les ont remis à niveau. C’est l’oeuf ou la poule. Il faut qu’il y ait un signal quelque part.

« Dans Saint-Roch, le signal est clair. Nous avons maintenant à peu près 2000 travailleurs dans le divertissement interactif. Notre incubateur est rendu là, le mentorat est rendu là. Ça donne de la gueule à la ville. Ça donne des quartiers de jeunes, où on ouvre des nouveaux bouis-bouis, des buvettes, des nouveaux restaurants. Ces jeunes-là aiment ça être dans des quartiers désaffectés. Honnêtement, ça leur ressemble. Je disais à Bernard que nous avons réussi à ne pas trop gentrifier le secteur. On insiste toujours pour que les organisations du réseau de la solidarité restent là. On ne veut pas qu’ils s’en aillent. Les jeunes aiment ça quand c’est bigarré, quand c’est différent. »

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Pour lire la suite de l’article de Jonathan Custeau, paru dans la Tribune, c’est par ici !

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