Commerce Sherbrooke

Pas de cuisine de rue à Sherbrooke cette année

Pas de cuisine de rue à Sherbrooke cette année

Alors que plusieurs citoyens se réjouissaient à l’idée de voir apparaître des camions de cuisine de rue à Sherbrooke à partir de ce printemps, il semblerait que les adeptes de gastronomie devront continuer de fréquenter leurs restaurants habituels, du moins pour l’année à venir.

C’est que les restaurateurs désirant obtenir un permis pour la cuisine de rue avaient jusqu’à la semaine dernière pour déposer leur candidature. Or, la Ville n’a reçu absolument aucune proposition.

Pourtant, en décembre dernier, lorsque le conseil municipal avait adopté le règlement permettant la présence de « food trucks » à Sherbrooke du 1er mai au 31 octobre 2017, le président du comité exécutif, Serge Paquin, disait avoir constaté « une certaine demande » de la part des restaurateurs pour ce genre d’activité.

« Il y a eu quelques restaurateurs qui ont été impliqués dans la démarche, note aujourd’hui M. Paquin. Commerce Sherbrooke a consulté un certain nombre de restaurateurs pour voir si nos règles convenaient, et il semblait que oui. Alors comment j’explique qu’on n’ait reçu aucune candidature? Vous savez, l’achat d’un camion, ça représente quand même un investissement très important, alors peut-être qu’il y a une question de délais qui est en cause, vu l’adoption toute récente du règlement. »

« Je pense qu’il faudra se donner une année supplémentaire pour voir s’il y a des restaurateurs qui veulent tenter l’expérience », estime-t-il.

La règlementation de la Ville prévoyait délivrer un maximum de trois permis en 2017. Pour en obtenir un, les restaurateurs devaient obligatoirement avoir pignon sur rue à Sherbrooke depuis au moins un an.

Pour le moment, le conseil municipal ne considère pas modifier son règlement afin d’attirer plus de candidatures.

« J’étais en vacances à l’extérieur cette semaine, alors je ne sais pas s’il y a eu des commentaires qui ont été formulés comme quoi nos règles étaient trop restrictives, mais ce sont des règles qui ont été basées sur les expériences d’autres villes, alors je ne vois pas pourquoi on les considérerait comme trop sévères. »

Trop de restrictions?

Jean-Philippe Samson, copropriétaire du OMG Resto, rêve depuis longtemps de posséder un camion de cuisine de rue à Sherbrooke. Mais lorsqu’il a été mis au courant des détails du règlement de la Ville, il a rapidement déchanté.

« Ce n’est pas une question de délais, parce qu’on a vu les autres villes et on savait que ça s’en venait à Sherbrooke », mentionne d’abord M. Samson.

« Le problème, c’est que la Ville a mis dans son règlement des territoires et un horaire qui n’était pas très permissif à respecter, explique-t-il. Déjà que Sherbrooke, ce n’est pas vraiment un marché de masse, pour être rentable ici, il faut vraiment que tu sois à des endroits stratégiques dans la ville. (…) J’ai parlé avec des gens de Montréal, et ce qu’ils disaient, c’est que quand tu t’installes sur un coin de rue, c’est tel que tel. Ce qui est payant, c’est les vendredis au stade olympique ou les gros événements comme Osheaga. »

[…]

Pour lire la suite de l’article de Catherine Montambeault, paru dans La Tribune, c’est par ici !

Mots clés:

Partager cette page