Commerce Sherbrooke

Le commerce de détail en pleine transformation

Le commerce de détail en pleine transformation

Malgré les nombreuses fermetures de magasins, les chiffres de Statistique Canada tendent à démontrer que le commerce au détail se porte bien.

«Lorsqu’on regarde les chiffres de Statistique Canada, ce qu’on constate, c’est que, au Canada, le commerce détail va relativement bien, soutient Jean-François Ouellet, professeur à HEC Montréal. 3,6% de croissance en 2016 versus en 2015. Il y a certaines catégories où ça va particulièrement bien: les commerces de véhicules et de pièces automobiles, notamment, les matériaux de construction, le jardinage…»

Pourtant, certains commerces, comme les grandes surfaces, ferment.

Aux États-Unis, la chaîne Sears vient d’annoncer la fermeture de 150 magasins, tandis que Macy’s en a fermé 68. Chez Sears Canada, 15 magasins Sears décor ont fermé en 2016, et 9 magasins liquidation.

À la fin de l’année, 4 magasins appelés Sears 2.0 ont rouvert. Ils sont conçus avec moins de surface de vente, ce qui laisse plus d’espace pour accueillir des partenaires, comme des épiceries.

«Les magasins Sears ont tous de très grandes superficies dans la majorité des centres commerciaux au Québec, déclare Danielle Lavoie, vice-présidente Est du Canada pour Cadillac Fairview. Alors, ça fait beaucoup de pieds carrés qui sont à remplacer si ce magasin devait partir un jour et vidait, sortait du marché d’un seul coup comme Target l’a fait.»

Target a fermé ses magasins au Canada en avril 2015 et a donc laissé de vastes espaces à différents endroits, comme aux Galeries d’Anjou, où ses premiers locataires remplaçants emménageront l’été prochain.

«Un magasin Winner’s de 25 000 pieds carrés va s’y installer, poursuit Mme Lavoie. Et dans un deuxième temps, en fait un deuxième locataire, qui est Sak’s Fifth Avenue, a annoncé l’arrivée du premier Sak’s à Montréal.»

Les centres commerciaux de grande taille demeurent l’endroit favori des Québécois pour effectuer leurs achats, malgré les vides parfois laissés par les grandes surfaces.

«C’est pas la taille de la surface qui importe là-dedans, c’est plutôt le modèle d’affaires, enchaîne Jean-François Ouellet. Lorsqu’on regarde ce que font Sears et même d’autres petites bannières, essentiellement, ce sont des modèles de commerces de détail qui datent d’un autre siècle où on veut être tout pour tout le monde.»

Parmi les solutions, il y a notamment le modèle d’affaires, mais aussi l’offre d’achat en ligne.

Pour lire l’article sur la page de TVA Nouvelles, c’est par ICI !

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