Commerce Sherbrooke

Le retour en force du commerce de proximité

Le retour en force du commerce de proximité

L’équilibre entre commerce en ligne et commerce physique permet à de nouveaux concepts de voir le jour et de faire vivre une expérience au consommateur pour redéfinir le commerce de détail.

Du web à la rue
De plus en plus de commerces, à la base uniquement numériques, ouvrent désormais des boutiques avec pignon sur rue. Au Québec, on peut penser à BonLook et à Frank + Oak. À l’international, le géant Amazon a ouvert des librairies physiques en Californie, en Oregon et dans l’État de Washington. Selon Jacques Nantel, professeur de HEC Montréal, cette recrudescence du commerce physique n’est pas applicable à tous les produits et services, mais à ceux «pour lequel un contact physique est souhaitable pour le consommateur. C’est-à-dire les produits qu’on veut voir, toucher, sentir ou goûter».

Un travail d’équipe
Cela ne signifie surtout pas la fin du commerce électronique, selon Jacques Nantel, mais plutôt la possibilité de tabler à la fois sur l’efficacité du commerce électronique et des magasins physiques plus petits. Et cela permet de réduire les frais opérationnels de deux manières.

Premièrement, cette conjonction crée la possibilité d’une meilleure gestion du pied carré. Les surfaces à proximité des consommateurs, sur des artères commerciales par exemple, peuvent être plus petites, puisqu’elles ne servent plus à garder les stocks. D’ailleurs, selon Jacques Nantel, une tendance majeure en ce moment est celle du magasin qui rapetisse. «Vous allez encore avoir besoin de pieds carrés pour garder votre marchandise, mais le tout pourra être en périphérie, là où les entrepôts ne coûtent pas cher.»

Deuxièmement, Jacques Nantel explique que de plus en plus d’entreprises ne gardent même pas de marchandise en stock. Elles commandent plutôt ou fabriquent le produit une fois qu’il est acheté, éliminant ainsi la surproduction et les frais associés.

Bref, pour les produits que les consommateurs souhaitent tester, la meilleure formule est de faire en sorte que le commerce en ligne et celui en boutique travaillent en équipe. Jacques Nantel donne en exemple l’entreprise canadienne Lush: «70% de ses ventes sont effectuées en ligne. Sur une base courante, les gens font leurs réachats en ligne. Mais de temps en temps, ils veulent pouvoir essayer et sentir les nouveaux produits. C’est une expérience qu’ils réalisent en magasin. Donc, ce n’est pas le commerce en ligne contre le commerce en boutique, c’est l’un et l’autre».

[…]

Pour poursuivre la lecture sur le site d’Infopresse, c’est par ICI !

Partager cette page