Commerce Sherbrooke

Revanche des librairies indépendantes

Revanche des librairies indépendantes

Il y a quelques années à peine, les librairies indépendantes faisaient davantage la chronique nécrologique que la manchette. Mais après une vague de fermetures, elles vivent une véritable renaissance avec des ventes de livres en hausse alors qu’elles piquent du nez dans les grandes chaînes. Un retour du balancier sous forme de douce revanche pour ces commerces portés par une relève qui redéfinit la profession de libraire.

«Être libraire est à la mode. Il y a une sympathie pour notre métier», se réjouit Marie-Hélène Vaugeois, copropriétaire de la Librairie Vaugeois, avenue Maguire.

Elle note un retour à la volonté des clients de se faire conseiller, de revenir aux sources après des années à voir grossir les géants et les Amazon de ce monde. «Il y a une tendance au retour à l’achat utile et local», souligne celle qui a remporté en 2014 le Prix d’excellence de l’Association des libraires du Québec.

Elle souligne aussi parmi les facteurs de la santé financière des librairies indépendantes le dynamisme des éditeurs et la diversité des titres. Bref, il se publie de bons livres, les libraires en parlent et les clients les achètent.

Résultat: les ventes de livres neufs dans les 120 librairies indépendantes du Québec sont en hausse selon l’Institut de la statistique. En septembre, elles étaient de 3,5 % en moyenne par rapport à l’année 2015, elle aussi marquée par un bond dans les ventes.

À l’inverse, les librairies à succursales ont vu leurs ventes baisser de 2 % alors que la chute était de 6,7 % pour les grandes surfaces, toujours selon les données de l’Observatoire de la culture et des communications du Québec.

Plus encore, pour les livres numériques et les achats en ligne, le site leslibraires.ca a enregistré une hausse de 26 % pour novembre et décembre, indique Dominique Lemieux, directeur général de la coopérative des Librairies indépendantes du Québec qui regroupe 120 magasins sous ce portail de vente par Internet.

«Après une période de disette où on voyait la fermeture de plusieurs librairies, pendant laquelle le livre numérique effrayait, on en ressort beaucoup plus fort. Les librairies se sentent soutenues par les lecteurs. Il y a ce lien de confiance», poursuit-il. «C’est peut-être en réaction, les gens ont réalisé l’importance du libraire», note celui qui observe aussi le dynamisme du livre jeunesse. «On voit de nombreuses familles en succursales, comme si les parents se déplaçaient davantage pour initier les enfants à la lecture.»

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