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Les commerçants grecs, un exemple de résiliation

Les commerçants grecs, un exemple de résiliation

La crise grecque rehausse le style du souvenir de vacances.

Publié le 18 août 2015 à 09h00 @ Lapresse.ca

Ils sont graphistes, stylistes, architectes en Grèce et la crise a donné un coup de frein à leur carrière. Mais une autre galaxie créative n’attendait qu’eux pour être sauvée de sa malédiction kitsch: le souvenir de vacances.

Anabelle Bérard n’avait pas pensé ramener de Grèce un personnage d’evzone, ces gardes traditionnels en jupette qui sont l’une des attractions touristiques d’Athènes.

Mais en tombant sur la poupée de tissu à l’épaisse moustache fanfaronne et aux yeux ronds comme des billes créée par Marianna Kelali, la jeune Française a «craqué» et décidé d’en offrir une à sa soeur.

«Tassos», l’evzone qu’elle ramènera dans sa valise, est à l’image d’une nouvelle génération de souvenirs de vacances apparus dans les magasins de la capitale et des îles grecques: original et plein d’autodérision pour les clichés de la culture hellénique.

De ces clichés, les magasins de bibelots des ruelles du quartier touristique de Plaka, à Athènes, en débordent: statues en plastique de dieux et déesses, temple du Parthénon reproduit sur tous les supports, T-shirts «I love Athens» (ou Santorini), toges pour nostalgiques des péplums.

Ce bric-à-brac d’un goût plus ou moins sûr chagrinait Anna Polydorou, une Athénienne trentenaire. «Je ne me retrouvais pas dans l’image de la Grèce que donnaient ces souvenirs, dont beaucoup sont fabriqués en Chine par-dessus le marché !» se souvient-elle.
Suite de l’article via Lapresse.ca.

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