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Une nouvelle place de marché pour les commerçants électroniques du Québec

Une nouvelle place de marché pour les commerçants électroniques du Québec

Le Québec compte quelque 3 millions de consommateurs qui, chaque année, dépensent près de 6G$ en ligne. Malheureusement, 60% de ces achats sont faits sur des sites hors Québec. Dans l’espoir de renverser la vapeur, le Regroupement des commerçants électroniques du Québec (RCEQ) s’offre une place de marché afin de soutenir le commerce électronique dans la Belle Province et offrir aux commerçants une meilleure visibilité.

Annoncé vendredi, le site vaenligne.com sera officiellement lancé à l’automne, à temps pour la saison des Fêtes. Il regroupera des commerçants électroniques de divers horizons (décoration, alimentation biologique, accessoires mode, produits du terroir, etc.) qui ont besoin d’un coup de pouce pour faire florir leurs affaires.

«Les actions que nous mettons en place sont le fruit d’une enquête menée auprès de 200 commerçants, a expliqué à Grenier aux nouvelles le président et cofondateur du RCEQ, Mathieu Halle. Trois difficultés majeures ont pu être identifiées: le manque de visibilité, le manque d’expertise ainsi que la logistique et le transport.»

La nouvelle place de marché entend répondre à ces préoccupations notamment en rapprochant les consommateurs québécois des commerçants et en offrant à ces derniers des actions ciblées visant à promouvoir leurs produits. De l’information sur le marché du commerce électronique au Québec sera aussi offerte.

«L’engouement pour l’achat local est partout. Les Québécois ont la volonté d’acheter ici, mais ils ne le font pas, a indiqué M. Halle. Le problème, ce n’est pas le prix, mais l’offre. Les consommateurs peinent à trouver les offres de services au Québec. Au RCEQ, nous nous sommes dit qu’il serait intéressant de créer un endroit pour regrouper les commerçants électroniques et les rapprocher des consommateurs dans le but d’encourager l’achat local.»

La place de marché offrira ainsi la chance aux commerçants québécois qui disposent d’un site web de l’intégrer à sa plateforme open source. Différentes sections seront créées sur le site afin de regrouper les commerçants électroniques selon leur domaine de spécialité. Une section rabais est également prévue, tout comme des sections spéciales qui changeront au gré des saisons et des évènements prévus au calendrier. Chaque commerçant qui deviendra membre du RCEQ et dont le site sera intégré au vaenligne.com aura aussi droit à une action de visibilité ciblée.

«Le RCEQ vise à développer le commerce électronique au Québec et à le rendre accessible, a rappelé Mathieu Halle. Nous n’interviendrons pas dans l’acte d’achat. Chaque site qui sera intégré à la place de marché devra permettre aux consommateurs de faire leurs achats en ligne facilement.»

Désormais, les consommateurs québécois n’auront plus qu’un arrêt à faire pour trouver ce qu’ils cherchent et acheter localement. Les internautes qui souhaiteraient être informés en primeur de ventes éclairs ou de toute autre nouveauté sur le vaenligne.com pourront s’abonner à son Infolettre. Une page Facebook sera également créée afin de promouvoir les diverses actions de la place de marché.

Sans chercher à restreindre les commerçants électroniques, le RCEQ se réserve tout de même le droit de refuser de trop gros joueurs.

«Nous ne comptons pas intégrer les gros sites marchands qui fonctionnent déjà très bien seuls et qui ont déjà beaucoup de visibilité, a souligné le président du RCEQ. Nous voulons éviter que ces gros sites, qui ont une multitudes de produits, ne gangrènent les recherches et ne prennent toute la place. Nous voulons rester dans l’aide au développement.»

Le RCEQ travaille par ailleurs avec ses partenaires, dont Postes Canada, pour tenter de trouver des solutions à la problématique des coûts et des délais de livraison qui peuvent non seulement entraîner la facture des consommateurs à la hausse, mais aussi inciter les Québécois à se tourner vers des sites basés à l’extérieur du Québec qui disposent d’une offre de livraison rapide et souvent gratuite.

«Le transport est un gros défi, a admis M. Halle. Il y a énormément de choses à faire du côté logistique et transport pour rendre nos marchands plus compétitifs. On travaille de près avec Postes Canada pour voir ce qu’il est possible de faire. À court terme, on n’a pas de recette magique, mais on veut, dans un avenir rapproché, mettre en place des actions qui seront intéressantes pour les commerçants électroniques.»

Source : Grenier aux nouvelles

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