Commerce Sherbrooke

On doit un jour en sortir… ou l’importance de planifier sa sortie, plutôt que de la subir

On doit un jour en sortir… ou l’importance de planifier sa sortie, plutôt que de la subir

C’est une réalité avec laquelle tout entrepreneur doit vivre : un jour ou l’autre, il devra sortir de son entreprise, c’est inévitable, même si pour certains ce sera à leur décès. Dans tous les cas, l’entrepreneur a la liberté de choisir comment il voudra vivre cette phase de sa vie : la planifier comme un départ pour une nouvelle aventure ou la subir!

Planifier sa sortie, une bouchée à la fois

Qu’est-ce qui fait en sorte que les entrepreneurs, très pris par le quotidien de leur entreprise, redoutent de s’attaquer à préparer leur sortie? C’est que cette opération leur paraît très complexe du fait de ses nombreux aspects humains, stratégiques, financiers, fiscaux et juridiques.

Cependant, comme on planifie sa retraite en cotisant chaque année dans ses REER, voici quelques actions pour préparer lentement mais sûrement sa sortie de l’entreprise, là où on est maintenant :

Quel que soit l’âge de l’entreprise et du promoteur, il est important de planifier la continuité de l’entreprise :

  • avoir un plan de continuité tant au niveau des opérations qu’au niveau de la gestion (en cas d’accident, qui a le mandat de signer les chèques de paie, etc.) (voir article Et si hier ?…);
  • s’assurer d’avoir de bonnes assurances qui couvrent l’ensemble des risques, dont ceux reliés aux risques de décès ou d’incapacité d’un des associés;
  • une convention d’actionnaires bien élaborée est la meilleure assurance en cas de mésentente entre partenaires;
  • valider régulièrement que son testament et mandat d’inaptitude sont à jour.

Après dix ans d’activité :

  • élaborer un plan de maximisation de la valeur de l’entreprise ce qui inclut donner de la profondeur à l’entreprise au niveau de ses ressources humaines (un prochain article traitera de ce sujet);
  • rencontrer son planificateur financier pour sortir des liquidités de l’entreprise et diversifier son portefeuille afin de ne pas être entièrement dépendant de la vente de l’entreprise pour son fonds de pension.

Quand on approche la soixantaine, ou lorsqu’on souhaite passer à d’autres projets
(NB. : Selon une enquête française, plus de 50 % des transactions de vente d’entreprise se font avec des propriétaires de moins de 55 ans…il serait intéressant de connaître les résultats pour le Québec):

  • planifier une rencontre avec le CTE du Québec ou un professionnel en transfert pour mettre en place son plan d’action de transmission de votre entreprise
  • rencontrer un fiscaliste pour minimiser l’impact fiscal de la vente
  • réfléchir sur son  avenir après l’entreprise
  • choisir et former sa relève

Rendu à cette dernière étape, l’important est de se rappeler que c’est un processus qui prend du temps. Cela ne se règle pas en 6 mois sur un coin de table ou uniquement en passant chez le notaire, en tout cas si on souhaite que cette étape de croissance de l’entreprise soit un succès !

Qu’en pensez-vous ? Y a-t-il des choses que vous auriez ajoutées ?

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